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Les bonnes combinaisons alimentaires

les bonnes combinaisons alimentaires

Le principe des combinaisons alimentaires, ou association alimentaires, consiste à associer les bons aliments ensemble. Cela permet ainsi de mieux digérer et de mieux assimiler les nutriments afin d’être en meilleure santé et d’avoir plus d’énergie.

Chaque famille d’aliments est différente. Aussi, certains d’entre eux peuvent s’associer ensemble alors que d’autres non. La digestion est un processus complexe et nous avons tous et toutes un système digestif qui ne fonctionne pas de la même manière. C’est la raison pour laquelle, il faudra expérimenter et appliquer les conseils suivants en fonction de ce que vous pensez être bon pour vous. En revanche, beaucoup de personnes associent, à tort, les mauvais aliments ensemble. En effet, la plupart mélangent des féculents avec une protéine animale comme de la viande par exemple. Il n’est donc pas surprenant de souffrir de troubles digestifs plus ou moins importants, de se sentir fatigué(e) mais aussi de prendre du poids.

Les pionniers du concept des associations alimentaires

Cette notion a été étudiée et mise en avant par le Dr Howard Hay (1866-1940). Après des expériences concluantes sur lui-même, il développa une manière de s’alimenter qui part du principe que certains aliments ont besoin d’un PH acide et d’autres d’un PH alcalin pour êtres bien digérés. C’est la raison pour laquelle on ne peut pas mélanger un aliment qui a besoin d’un milieu acide avec un autre qui a besoin d’un milieu alcalin. Par la suite, le docteur Shelton popularisa le concept en 1951 dans son livre « Food combining made easy ».

Concepts de base pour comprendre les combinaisons alimentaires

Chaque aliment se caractérise par le temps de digestion, le milieu acido-basique et l’énergie nécessaire à la digestion. Intéressons-nous aux deux premiers pour comprendre l’art des combinaisons alimentaires.

  1. Le temps de digestion des aliments

Cela peut varier de quelques minutes à plusieurs heures. Voici le temps de digestion des grandes familles d’aliments:

  • Eau et jus: 15 à 30 minutes
  • Fruits : 15 à 35 minutes.
  • Crudités et légumes cuits: 30 à 50 minutes.
  • Féculents et grains: 1h à 1h30.
  • Légumineuses: 1h30 à 2h.
  • Produits laitiers: 1h30 à 2h.
  • Graines (courge, tournesol…) et oléagineux (amandes, noix..): 2h à 3h.
  • Protéines animales: 45 minutes (oeuf entier) / 30 mins à 1h (poisson) / 1h30 à 2h (poulet, dinde) / 3 à 5h (boeuf, agneau, porc).

La règle principale qui ressort de ce principe est la suivante: ne mangez jamais des fruits en dessert après un repas. Les fruits se digèrent vite. Ils doivent être consommés 20 à 30 minutes avant un repas ou en dehors lors d’un encas. Aussi, s’il sont consommés après un repas, il vont se stocker dans l’estomac avec le reste du bol alimentaire et vont fermenter. Cela provoque des problèmes de digestion avec des ballonnements et des gaz voire des maux de ventre.

2. Le milieu acido-basique

Le PH de votre organisme doit être constamment équilibré: ni trop acide ni trop alcalin. Pour référence, un PH de 7 est neutre alors qu’un PH de 1 à 6,9 est acide et un PH de 7,1 à 14 est alcalin.

La digestion se fait dans des milieux acido-basiques différents selon l’aliment et cela est très important à comprendre.

  • Pour digérer les féculents et grains (pâtes, riz, pomme de terre, le pain, quinoa etc.), l’organisme va sécréter des agents alcalins (ptyaline). Les féculent nécessitent donc un milieu alcalin pour être digérés.
  • Pour digérer les protéines (viande, poison, oeuf, fromage, oléagineux etc.), l’organisme va sécréter des agents acides (acide chlorydrique). Les protéines nécessitent donc un milieu acide pour être digérées.

Aussi, si vous mélangez des féculents et des protéines au cours d’un même repas, il va y avoir une neutralisation mutuelle des agents acides et alcalins. En effet, les protéines vont être traitée en premier avec une production d’acide qui va entraver la sécrétion de ptyaline. L’amidon des féculents va patienter et fermenter. Cela va fortement perturber la digestion et va engendrer un tas de désordres: ballonnements, gaz, maux de ventre ou diarrhée ainsi qu’une mauvaise assimilation des nutriments.

Evitez donc de mélanger des féculents avec une protéine !

Un autre conseil qu’il faut retenir pour bien manger et préserver sa santé est le suivant: limitez les aliments « acides » et privilégiez les aliments « alcalins ». C’est la base du concept de l’équilibre acido-basique que vous retrouverez ici. Un PH trop acide favorise les inflammations de l’organisme et les maladies. Il convient alors d’avoir une alimentation principalement composée d’aliments alcalins plutôt qu’acides.

Les 10 règles d’or des bonnes associations alimentaires

  1. Combinez vos protéines avec des légumes et non des féculents. Par exemple: poisson + crudités, oeufs au plat + légumes vapeur. Préférez un seul type de protéine plutôt qu’un mélange de différentes protéines au cours d’un repas (évitez de mélanger viande et poisson).
  2. Combinez vos féculents avec des légumes. Par exemple: spaghettis végétariennes aux petits légumes, riz complet-petit pois, taboulé de quinoa.
  3. Combinez vos légumineuses aves des légumes. Par exemple: lentilles + haricots verts, pois-chiche + crudités.
  4. Consommez toujours vos fruits avant ou en dehors des repas.
  5. Ne mélangez pas des produits laitiers avec d’autres aliments mais consommez-les seul. Par exemple, un muesli avec du lait ou du yaourt est à proscrire pour bien digérer. Pensez à privilégier le lait de chèvre et de brebis qui contiennent beaucoup moins d’hormones de croissance que le lait de vache. Un autre option sont les laits végétaux.
  6. Alternez un repas féculents + légumes puis légumes + protéines séparément au cours d’une journée. Evitez les féculents le soir et privilégiez les légumes à volonté qui doivent représenter la moitié de votre assiette.
  7. Evitez les desserts en fin de repas sauf lors d’exceptions (sortie au restaurant, jour de triche, repas de famille etc.).
  8. Evitez de mélanger des fruits sucrés (banane, figues, mangue, fruits secs…) avec des fruits acides (agrumes, kiwi, ananas, fraise…). Les fruits sucrés se marient par contre bien avec les fruits sub-acides (poire, pêche, abricot, framboise…). Mangez le melon ou la pastèque à part car ils contiennent beaucoup d’eau et perturbent la digestion.
  9. Arrêtez le mélange protéines animales et produits laitiers. C’est un cocktail explosif « acide » qui nuit à votre santé: rhumatismes, arthrite, arthrose, cancers, surpoids etc. Ce cocktail est encore pire si l’on rajoute un excès de sucre et/ou de mauvaises graisses.
  10. Mettez-vous à la synergie alimentaire pour apporter à votre organisme plus d’antioxydants, vitamines et minéraux.

La synergie alimentaire : 1 + 1 = 3

Je vous conseille la lecture du Guide de synergie alimentaire. Grâce à ce livre, vous découvrirez quels sont les aliments spécifiques à associer ensemble afin de délivrer bien plus de vitamines, minéraux ou antioxydants dans votre organisme. Ces associations préventives vous permettront de booster votre santé, de vous prémunir des maladies, d’avoir plus d’énergie, de vous aider à perdre du poids, de stimuler votre libido ou encore de conserver votre capital jeunesse. Enfin, en bonus, vous trouverez 26 recettes de synergies alimentaires. 

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Références 

Dr Shelton, « Food combining made easy », 1951.

« Composition and Facts about Foods », Mokelumne Hill & Calif, Health research by Ford Heritage.

« Guide de synergie alimentaire »

9 réflexions au sujet de « Les bonnes combinaisons alimentaires »

  1. Bonjour,

    Associer des oeufs avec du fromage qui sont deux protéines grasses a un effet neutre. D’autant plus qu’il y a des légumes dans le plat. L’association oeuf et fromage est intéressante pour mieux absorber le calcium. Par produits laitiers, j’entendais en fait le lait à boire ( je devrais reformuler ma phrase 🙂 ). Ensuite l’association fruits et noix ne fait pas l’unanimité. Certaines études stipulent qu’il ne faut pas les mélanger alors que d’autres disent que les mélanger n’est pas l’idéal mais que l’on peut. Sinon, l’association noix et fruits secs est plus recommandée. Pour ma part, je pense que consommer un fruit et des oléagineux est un excellent encas. Selon comment se comporte la digestion de chacun, je n’y voit pas d’inconvénient. Pour éviter les désagréments, consommer le fruits 15 à 20 minutes avant les oléagineux peut aider. Je vous conseille de plutôt vous baser sur votre ressenti («  est-ce que cette association me fait du bien ou pas ? ») pour décider de l’adopter ou non. Les associations alimentaires sont complexes et ne fonctionnent pas vraiment toutes de la même manière chez chaque personne.

  2. Bonjour,
    Vous parlez de la mauvaise combinaison protéines animales et produits laitiers, mais j’ai trouvé sur votre blog une recette œufs, épinards et lamelles de fromages, est ce une mauvaise combinaison ?
    J’ai également toujours lu qu’il ne fallait pas mélanger fruits et noix (gras et sucre) est ce vrai ?
    Merci

  3. Bonjour super article, j’aimerai avoir moi aussi la version Papier .Avertissez-moi dés la parution . Merci

  4. Bonjour,

    Merci pour votre message 🙂 J’ai bien l’intention de sortir une version papier. J’ai déjà reçu quelques offres mais n’ai pas encore trouvé ce que je veux. Dans tous les cas, je publierai la nouvelle lorsque ce projet verra le jour. Ainsi, vous serez avertie si cela vous intéresse. Cdt.

  5. Bonjour,

    Article très enrichissant, tout comme les autres.
    J’ai lu dans l’un de vos commentaires que vous aviez l’intention de sortir une version papier du Guide synergie alimentaire, est-ce toujours le cas ?

    Alimentairement vôtre.

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